« Le syndrome du Titanic »
Par Pierre Rabhi le lundi 28 septembre 2009, 16:11 - Lien permanent
J'ai eu l'avantage, sur invitation de son auteur, d'assister à l'une des toutes premières projections du film "le Syndrome du Titanic" de mon ami Nicolas Hulot, assisté de Jean-Albert Lièvre pour la réalisation. Avec un titre pareil, nous ne sommes plus dans le registre auquel Nicolas nous a habitué : à savoir donner à connaître, à comprendre et à admirer les splendeurs de la planète qui nous héberge ainsi que les singularités des peuples, leur culture et traditions, etc. Cette fois, l'option est résolument anthropologique, mais dans ce qu'elle a de tragique.
Mon impression, "à chaud" comme on dit, n'a d'autre prétention que d'être ce qu'elle est, celle d'un écologiste et humaniste, profondément convaincu de l'extrême urgence de donner une réponse à la problématique qui détermine irrévocablement la suite de l'histoire du genre humain. J'ai d'emblée été touché par le ton sensible, authentique, qui accompagnera, jusqu'au bout du film, des images implacables.
Le véritable Nicolas Hulot, celui que la médiatisation voile plus qu'elle ne le révèle, celui dont la conscience, en dépit de toutes les interprétations et les considérations, s'est véritablement dévouée à la cause de la vie, celui qui m'est devenu cher, est bien présent.
Le film permet, une fois de plus, de comprendre cette sorte de traquenard, imputable à elle-même, dans lequel notre espèce s'enlise et se débat. La notion d'espèce ou de "phénomène humain" prend en l'occurrence un relief pathétique qui le circonscrit étrangement au sein d'un vaste réel qui semble tranquille et comme indifférent à notre sort. Il nous réduit à une sorte d'épiphénomène sans importance.
La souffrance provoquée par nos comportements semble, à côté des attributs positifs, être une composante majeure dans un destin collectif singulier. Faute d'explication rationnelle pour élucider cet état des choses, la raison est acculée à admettre la fatalité, voire la malédiction, comme principe irrévocable. Et si nous n'y prenions garde, nous validerions le vieille croyance selon laquelle l'humanité serait sous l'emprise de puissantes entités maléfiques contre lesquelles elle est totalement impuissante sans l'intervention divine. Comme le mystère reste entier, la question reste également ouverte et chacun peut ainsi se donner la réponse qui lui convient. Il reste aussi qu'un nombre en croissance continue d'êtres humains n'adviennent au monde que pour y subir tous les supplices leur vie durant jusqu'à ce que la mort compatissante les soustraie à l'enfer terrestre. Des enfants naissent non pour vivre mais pour entrer en agonie, faute des biens vitaux pourtant surabondants mais qui leur sont confisqués. Comment admettre tous ces arbitraires qui blessent la raison et le cœur ?
L'hypothèse de la fatalité, comme celle des entités maléfiques, est commode et les rassasiés proclament même que nous vivons une époque passionnante... Tout cela à l'avantage de nous permettre toutes les digressions et dédouane la gouvernance du monde de sa responsabilité à l'égard des êtres humains qu'elle est sensée protéger du malheur engendré par l'homme contre l'humain. Évidemment, il manque à l'intendance du monde des politiciens aux âmes fortes profondément imbues de leur magistère, et non de leur personne et de leur pouvoir infantile...
Plus que toute autre époque, la nôtre requiert des visionnaires et des responsables matures en ces temps de séismes géopolitiques sans précédent où la violence multiforme, des champs de bataille à la loi du marché, conduit à l'évidence, si rien n'est fait, au naufrage généralisé. Expliquer les mécanismes du désastre est facile : les bibliothèques regorgent de doctes analyses et considérations, les thèses et antithèses prolifèrent, les médias ne sont pas en reste et cette pléthore de constats, plus que nous donner la force et la détermination nécessaire pour agir, met en évidence notre impuissance à agir. Probablement paralysés par l'ensorcellement qu'exercent sur nous nos prouesses technologiques non contrôlées, notre capacité à servir la mort par nos puissances de feu, nous négligeons le bien suprême que représente la vie. Pire encore nous génocidons par anticipation les générations déjà présentent parmi nous et qui dans la morosité du monde nous font offrande de leur confiance en nous et dans la vie.
Expliquer les causes de toutes ces défaillances est difficile car elles sont à débusquer au cœur même de l'être humain. Un être humain qui a fait allégeance à la puissance du lucre, lui donnant les pleins pouvoirs sur la nature et le destin du genre humain. Cette allégeance au lucre détruit la planète, opprime et sacrifie les humains.
Entre réquisitoire et plaidoyer, le film, sans manichéisme, expose des faits cruels que nous sommes invités à regarder au-delà des sempiternels "états des lieux de la planète qui va mal" et qui par excès, banalisent la problématique. Notre dignité, si nous sommes vraiment vivants, est en cause et nous invite, sans culpabilité, à l'indignation constructive et non à l'apitoiement outrageant pour ceux, de plus en plus nombreux, que ni la fatalité, ni le diable, mais l'égoïsme, la méchanceté et l'indifférence, ont mis du mauvais côté la barrière. Et ce ne sont pas des grandes proclamations morales ou des réunions compassionnelles internationales qu'il faut attendre la résolution des problématiques les plus décisives pour l'avenir, mais de l'avènement d'un humanisme qui abolirait un humanitaire compensatoire. C'est sur cette logique du pompier-pyromane normalisée que repose le vivre ensemble.
La planète Terre, vaisseau cosmique et oasis dans un désert sidéral hors de toute mesure, issue du miracle des conjonctions les plus improbables, est en feu. Elle est le théâtre d'incessantes mutineries et cingle vers le néant. Elle est menacée de naufrage, mais reste insubmersible par la force prodigieuse de ce qui l'a fait advenir. Seuls les passagers risquent de périr de leurs propres transgressions.
Cependant, il est encore, pour peu de temps, possible d'éviter la banquise faite de notre ignorance. Dans cette tourmente il serait injuste d'oublier le nombre toujours croissant de consciences qui œuvrent avec détermination, conviction et ferveur pour éviter le naufrage.
Je fais partie de ces naïfs qui s'obstinent à croire que la puissance infinie de l'amour est la plus apte à changer le monde. "Le Syndrome du Titanic", au-delà de la tragédie qu'il évoque, nous invite également à prendre conscience de cette évidence.
Pierre Rabhi, mardi 22 septembre 2009

Commentaires
Bonjour Pierre,
Je crois aussi en la force infinie et incommensurable de l'Amour. Rien que d'évoquer cette force me relie à une dimension de la VIe qui supasse tout et m'engage jour après jour à continuer en devenant de plus en plus consciente, en me reliant au sacré dans chacun de mes gestes, de mes pensées, de mes actes. C'est ma goutte d'eau, comme celle du colibri, ma contribution à cette vie sur notre terre mère.
Guylène
Bravo pour ce commentaire réaliste comme d'habitude.
Depuis peu pris par la mouvence car éclairé par votre savoir, j'entre tout doucement dans le combat.
Même si ce mot est synonyme de violence et de guerre, c'est malgré tout le seul mot possible pour définir cette action qui doit replacer l'homme face à l'humain et son destin.
Je conseille fortement le livre !!! c'est accablant et encourageant ! De plus c'est grâce à ce livre que je vous ai découvert cher Pierre. Grace à vous deux (Nicolas et vous) avec ma petite famille nous nous sommes lancé dans l'aventure botanique autosufisante, merci encore !!!
pour acheter le livre, prière de passer par mon blog !
http://legrandvillage.wordpress.com...
Retrouvez mon billet sur le film ici http://jjfasquel.blogspot.com/2009/...
On est en phase semble-t-il ...
Jean-Jacques Fasquel
JJ & DD.
C'est foutu petit Pierre, car comme tu le dis si bien, les forces ici à l'oeuvre sont infiniment plus efficaces que nos pauvres volontés si souvent déficientes.
La seule chose que nous puissions faire est de nous aimer, d'abord nous-mêmes, et éventuellement les autres s'il nous reste un peu d'amour.
Mais même cela ne dépend pas de nous et tu le sais.
Profite du voyage Pierre, je t'aime.
JC
BonjourS,
Cette alliance entre personnes de bonne volonté et connues du grand public, m'apparaît la première "plateforme de constitution" possible du "pouvoir de la société civile" (Nicanor Perlas, sociologue phillipin relayant la tri-aticulation des trois sphères
- politique/économique/civile - de R. Steiner).
Lorsque Nicolas Hulot invite également, Edgar Morin et Patrick Viveret à la Villette pour sensibiliser au travail de sa Fondation, tout cela représente pour moi ce que je croyais possible de voir émerger socialement à propos de
l' "Emergence des créatifs culturels" (études sociologiques aux Etats-Unis et en France/ editions Yves Michel).
Mais avec le recul, je pense que l'élévation du niveau de conscience insufflée par la révolution informationnelle et qui intercèderait sur les deux autres sphères de la société, l'économique et le politique, n'est pas encore assez "mûre" pour construire ce dont nous avons tous besoin pour "engendrer" ce changement sociétal et politique qui réclamerait plus de justice sociale, de paix, de pouvoir redonner à " l'Argent Roi " sa place déterminante humainement parlant (Pourquoi ça va pas plus mal" de Patrick Viveret).
Par contre, tout le travail de conscientisation que vous menez, Pierre Rabhi, avec le mouvement Colibris, ainsi que de nombreuses personnalités"lumineuses" qui s'expriment et s'engagent à réenchanter la vie; tout cela prépare à ce que les "créatifs culturels", entre autres, arrivent bientôt à "trouver leur génie" (Séminaire de Michel Saloff Coste, fondateur de l'Université Intégrale de Paris émanant du Club d Budapest France) pour s'engager et devenir acteur-citoyen vers la métamorphose urgente et vitale.
Vous signez le début d'un changement de paradigme de par vos recherches idéologiques, humanistes et vos "trouvailles" ("Chercheur" c'est bien ... mais "Trouveur" c'est encore plus génial !) et qui déclencheront, par la déclinaison de tous vos actes/pensées/paroles, sur des lendemains meilleurs et les jubilations qui en surgiront.
C'est de notre devoir et de la "culture du Vivant"
(Patrick Viveret) d'entrer dans un "principe d'espérance" (Edgar Morin lors d'une intervention au sujet de la "criiise...")
J'ai foi en cette projection, en cette vision globale, de par le développement de la pensée intégrale et de tout ce que je tente d'étudier grâce aux travaux pertinents et "faciliteurs de bien être" de l'Université Intégrale de Paris ainsi que de celle fondée par Jean Staune (Université Interdisciplinaire de Paris).
C'est revigorant de sentir que vos compétences et votre "pouvoir de la parole et de la notoriété" est inscrit dans un service aux autres, un bien être de l'humanité toute entière, qui telle une frêle balançoire, oscille dangereusement et lentement au milieu du cosmos ...
Fraternellement positif, comme les Colibris, je vous embrasse déjà ...
ptitpelican
Salut les humains
Tout d'abord, je suis triste, triste de voir que le blog de Pierre est bien vide de commentaires, alors que d'autres, absolument immondes, vulgaires, inutiles et dénués d'intérêt, cartonne.
C'est sur, y'a du boulot quand à la révolution des consciences,
Triste aussi quand je vois la moyenne d'âge de ceux qui s'impliquent pour aider les autres, pour changer les choses, ou simplement vivre autrement, en respectant, la Terre et ses habitants.
Triste de ne pas voir tous mes enfants avoir la même motivation que moi pour révolutionner le système.
Il est vrai qu'a moins de les enfermer dans une secte, une religion, c'est pareil, une doctrine, les sirènes de la consommation les attirent malgré tout.
De mon coté, j'œuvre pour faire connaître Pierre, non pas comme un gouron, mais l'exemple d'une réflexion simple sur la finalité de nos vies, qui devraient être en harmonie avec la Terre, et non pas en contradiction avec notre époque folle.
Le Syndrôme du Tiranic, je l'ai lu à sa sortie, c'est une réussite en terme de réflexions, d'analyses, mais aussi de conscencius, on voit bien la stratégie du cheval de Troie de Nicolas Hulot.
Je serai plutôt du genre à dénoncer les coupables par leurs noms, ils sont là , bien présents et vivants, et continuant à pourrir notre vie, celle de la planète.
Pourquoi ne pas mettre au tribunal les industriels de l'automobile pour empoisonnement collectif de l'humanité ?
Pourquoi ne pas déchoir de leur fonction, ceux qui votent les budgets de l'armée, avec à titre d'exemple, les satellites civil représntent 15 milliard de dollar, militaire 45 milliard !!?.
Tant de choses a encore décrier, crier sur les toits, sur le net, dans les journaux.
Mais peut être que nous avons tord, le modèle de vie de nos sociétés riches est le bon... rien n'est sur, enfin si, on peut pas continuer comme ça !!!
bisous
Bonjour Pierre
le film de Nicolas et de Jean Albert doit être vu par le plus grand nombre. C'est là l'esprit de l'opération de boycott positif que vous trouverez ici www.lesyndromedutitanic.org... pourrais je vous demander de bien vouloir transmettre mon message à Nicolas et Jean Albert... leur soutien me serait précieux afin de convaincre l'un ou l'autre distributeur/cinema de donner un accès gratuit à la vision de ce film.
bien à vous
Alain Hemelinckx
Merci à vous pour enfin sensibiliser et montrer que la vision individuelle n'est pas une folie devant le poids de la masse collective. Mon père biologiste pensait déjà cela en 1970, avec la biologie, les énergies renouvelables et le respect de la nature; j'ai beaucoup souffert de penser ainsi et d'être au mis au pilori par les amis et les frères humains. Seul un changement collectif de consommation nous amènera vers le paradis qu'est la terre.
Faisons fi des multinationales et elles se convertiront aussi à un mode de vie avec l'homme et son environnement au centre de toutes décisions collective.
Bonne chance et encore une fois merci pour votre humanisme et votre simplicité si humaine.
un écocitoyen convaincu et èspérant une sortie de crise heureuse
Merci Pierre pour ce noble passage plein de vérités que beaucoup ignorent.
Belle et agréable journée à toi.
Pierre , tant qu'il y aura des hommes comme vous il subsistera
un petit espoir qui nous servira d' antidepresseur .
Il me plait a rever d'un monde nouveau ou les etres humains conscients de la debacle qui s'annonce se reuniront pour essayer de croire que tout n'est pas perdu , qu'il reste encore une petite solution pour ne pas disparaitre tout simplement car c'est bien de ca qu'il s'agit Pierre . Evidement pour nous ceux de Kenadsa ou d'ailleurs qui depassons plus ou moins la soixantaine nous souffrirons moins au vu de ce qui nous reste de chemin et puis nous sommes issu d'un milieu et d'une epoque ou ce n'etait pas facile et surtout moins artificiel .
Mais qu'en sera t-il de nos enfants et surtout de nos petits enfants ? Aveuglés qu'il sont par cette insuportable publicite permanente et ce bourrage de crane mediatique qui les rends
si vulnerables .
bon ! puisqu'il faut bien conclure Pierre, grace a vous et beaucoup d'autres ( David Holmgren , Fukuoka .....etc ) je veux croire qu'ils leur reste un petit espoir . Christian ( Dax )
Comme le film, comme le livre, votre commentaire lucide ne laisse que peu de place à l'espoir. Et pourtant, comme vous le dites si bien à votre façon, nous n'avons plus le temps de désespérer.
Mr Rabhi,
Sans doute que l'Amour résoudrait beaucoup de choses, mais n'oublions pas que le principal responsable des problèmes environnementaux est le système libéral capitaliste auquel votre ami Nicolas Hulot participe quotidiennement à travers ses différents sponsors. Mr Hulot dépolitise l'écologie, la vide de son sens propre. Il est temps que le changement passe par des résolutions collectives et non individuelles. La croissance verte ne résoudra en rien les maux de cette planète que l'on aime tant. Le moment est venu de montrer du doigt les vrais responsables de ces dégâts et non plus de faire culpabiliser les citoyens. Rétablir cette vérité serait pour moi le début de l'insurrection des consciences.
Oui un tout grand merci pour votre grande générosité et le travail du Colibri. La voie de la Terre et Humanisme prend la bonne direction. Equilibre féminin/masculin, permaculture,...
La sobriété heureuse est presque à notre portée car des initiatives créatrices et réformatrices sont à l'oeuvre, pour les énergies renouvelables un site y renouvelle notre avenir d'humains : " www.faiteslepleindavenir.com".
Rayonnez la lumière,
Robin Demez. De la Belgique.
Ton analyse est implacable pierre ! merci pour ton dévouement et ce travail incessant d'une vie de révolté pour le bien commun. Tu es un véritable exemple pour moi !
Comme tu le dis si bien, le problème c'est le coeur de l'homme ! et la solution s'est l'amour ! Alors là c'est imparable j'y adhère à fond !
Une réflexion me vient que je souhaite te partager : et si toutes ces forces antagonistes que nous pouvons voir dans la nature ou chez l'être humain était lié à un grand conflit spirituel ? et si une intelligence supérieure avait un plan en faveur de l'humanité pour la sauver ? et si la beauté de la nature révélé la beauté du caractère de son créateur ? et si la théorie de l'évolution était en partie non fondée et fausse ? et si le problème de l'être humain s'était sa rupture avec son créateur et la vision de sa propre finitude ? et si l'être humain se réconcilier avec son créateur et accepter qu'il a le pouvoir de progresser dans son être mais qu'il n'a pas le pouvoir de sauver le monde ? et si Jésus christ était la réponse du Créateur au problème de notre monde ? et si Jésus Christ avait dit vrai, qu'il reviendra pour prendre avec lui ceux qui mettent leur confiance en lui et rétablir l'harmonie ? et si le vrai problème dans tout ça c'était, comme le dit l'apôtre Paul : je fais ce que je ne veux pas et je ne fais pas ce que je veux" c'est à dire, une nature pécheresse, une tendance indécrotable à faire le mal ? et si le créateur cherchait à nous rencontrer, chacun dans notre coeur, personnellement et qu'il nous ait envoyé une lettre qu'on appelle la bible ? et s'il nous disait : je t'aime d'un amour infini, je reviens bientôt". Et si le créateur avait un adversaire venu séduire toute la Terre ? Et si l'être humain remplissait enfin sa mission de gardien et cultivateur du jardin ?
Et si la solution de l'humanité s'était sa repentance et l'acceptation d'un Dieu créateur et libérateur de l'emprise du péché ?
tout cela, je le crois, mais ça ne m'empêche pas d'agir au quotidien pour la préservation de la vie, de chercrher à être cohérent et d'oeuvrer tel un colibri pour une autre forme de société ! je le vis comme une mission et un culte permanent pour Yavhé, le Créateur de l'univers !
fraternellement à toi,
Cyril
Comme toujours vos écrits et vos interventions sont d'une extréme sagesse et vérité... Il est vrai que l'humain reste bien aveuglé par les fioritures misent sous son nez par les richissimes monopoles mondiaux... Je ne dis pas qu'il ne faut pas vivre avec son temps mais plus de simplicité et éviter de consommer juste pour consommer ( par mode ou par envie) cela permettrait déjà d'avancer d'un grand pas vers la sagesse et le partage... En tout cas merci à vous pour tout ce que vous faites.
Amicalement
Plumedemesange
Pas encore vue le film,mais les extraits sont très parlant.Pierre Rabhi je vous ai découvert lors d'une émission de Michel Drucker dont l'invité était Nicolas Hulot, et j'ai eu envie de lire un de vos livre. je me retrouve totalement dans cette façon de pensée, cette façon de vouloir changer le monde, peut être utopique mais nécessaire. j'espère que l'homme prendra un jour conscience de cette nécessité. en tout cas je soutiens votre combat.
Bonjour Pierre,
J'ai vu récemment le film de Nicolas Hulot et il met bien en évidence que le monde a besoin de retrouver toutes les valeurs qui permettront l'avènement d'un humanisme planétaire.
J'avais aussi participé à votre conférence le 4 octobre à Angers et j'ai beaucoup aimé votre phrase à la fin : " Nous ferons tout notre possible et Dieu fera l'impossible".
Par votre invocation, vous manifestez votre conscience que Dieu ne peut laisser l'humanité à son sort. En effet, Dieu n'a pas oublié l'humanité; en fait, Dieu a commencé à faire l'impossible depuis quelque temps déjà . En 1844, a pris naissance une nouvelle révélation qui contient toutes les valeurs humanistes auxquelles aspirent aujourd'hui les hommes de bonne volonté : la paix fondée sur l'unité dans la diversité entre tous les peuples, l'unité des religions, la justice et l'équité économique, l'égalité des droits pour les femmes, le respect de la planète, le désarmement, une structure véritablement démocratique à l'échelle de la planète ...
L'approche pour construire un nouveau monde uni, pacifique et équitable, se base sur un changement du coeur de l'homme, comme l'ont fait toutes les révélations tour à tour.
L'éducation en est le point d'orgue : "Voyez en l'homme une mine riche en gemmes d'une inestimable valeur, mais seule l'éducation peut révéler les trésors de cette mine et permettre à l'humanité d'en profiter"
Même si déjà en leur temps Tolstoï a écrit :" ..le monde est en désarroi, la clé de tous ses problèmes se trouve entre les mains du prisonnier d'Akka, Baha'u'llah" et que Gandhi l'a qualifié de" .. consolation pour l'humanité", ce mouvement de fond (qui rassemble aujourd'hui 7 millions d'âmes issues de plus de 2000 origines ethniques de par le monde), annoncé par toutes les Ecritures, reste pourtant peu perçu par nos contemporains.
Vous êtes aimablement invité à en prendre connaissance : http://www.bahai.fr/-La-foi-baha-ie...
article du monde diplomatique : http://www.monde-diplomatique.fr/19...
En vous souhaitant des découvertes enrichissantes et en étant de tout coeur à vos côtés pour votre action,
Jean-Claude Ravigné d'Angers
Illusion
Je partage l'esprit de notre époque, en une révolte contre le cynisme horrible de l'occident capitaliste qui se veut mondialisation après avoir été colonialiste.
Cela m'a fait une grande peine en Afrique, quand je reconnaissais ces maux chez eux, et quand je voyais la valeur de leur vie simple; mon cœur s'est partagé en deux, mon âme s'est ouverte. Et je crois sentir cet esprit, sa souffrance criante se confondant dans l'intimité de ma vie. En même temps je sens cette énergie comme un potentiel créatif, capable de transformer le monde.
Voilà mon illusion, mon intuition, voilà ma volonté de libérer ce voile de mes yeux, de tes yeux. Regardes dans ton cœur, n'y sens-tu pas cet esprit?
La seule chose positive est quand je me sens proche de quelqu'un, que j'ai l'impression de partager la vie en quelque chose de riche; mais mon regard se heurte à tant de misères, dont la pire est de souffrir seul et mourir de faim.
Crois-tu que le monde est beau? Crois-tu que ça va bien? Crois-tu que ce changement va se faire tout seul malgré nous?
Ici même je suis humilié; ça me révolte, et en plus je fais parti de ce système qui humilie la vie, la nature; ça m'écœure, je voudrais vomir tout ça, mais c'est ma vie, mon monde; et mon esprit est révolté, tu le sens?
Tout ça me semble bien réel, bien présent, je ne peux le nier, je ne peux que l'affirmer quand mon esprit voudrait le crier.
Alors oui à côté de cela une rencontre de l'autre qui baignerait dans une lumière de compréhension semble bien illusoire, parce que la lumière nous montre aussi difformes que nous le sommes, et ce reflet on ne veut pas le voir.
("la haine de l'occident" - Jean Ziegler)
La nature de l'esprit est profonde pour notre conscience, et vaste par nature.
Cyril Delacour
Le bonheur d'être simplement là => http://www.cyrildphotos.com
Cher Pierre, Pierre aimé,
Il n'y a toujours pas d'urgence!
J'y reviens patiemment, avec mes petites pattes.
Je suis sur ton blog parceque tu es cité comme ami des Greenfriends d'Amma. un grand honneur de plus...
Amma utilise une image que je reprends certainement maladroitement:
nous devons vivre notre relation avec la nature comme quelqu'un qui a un revolver contre la tempe.
Oui je vois bien ça comme ça: il y a soudainement une grande intensité, n'est-ce pas?
Mais pas d'urgence:
imagines-toi dans cette situation, vas-tu agir avec précipitation, te jeter en tout sens? ou vas-tu décupler ton attention, sentir ton moindre geste que tu vas faire avec douceur?
Le sentiment d'urgence vient d'une projection que l'on fait sur l'avenir à partir du passé.
L'avenir n'est jamais la reproduction du passé.
"Tu ne te baigneras jamais deux fois dans le même fleuve."
L'urgence est née de la peur et conduit à la peur.
J'ai expérimenté ce que je dis.
L'intensité conduit à une justesse de l'action, à une multiplication des capacités.
Bien à toi Pierre ,
à bientôt j'espère...un peu, car ton agenda ne désemplit pas.
François
Bravo, Pierre.
Nous adhérons.
Ma femme et moi avons découvert ton nom dans le Tarn, à l'occasion de l'achat de notre vin bio.
Ton passage à "CO2 mon amour" nous a convaincus.
Bon courage et à bientôt.
Saïd et Joséphine
bonjour pierre
je vous connais depuis vinnt ans et suis votre parcours avec une admiration totale.quelle énergie et quelle sérénité vous anime! j'oeuvre moi aussi trés modestement depuis de longues années pour que nous respections nôtre chère terre et ce qui me laisse une infime lueur d'espoir, c'est que je commence a ressentir une volonté de changement chez des personnes encore totalement indiférentes il y a peu.
mais n'est-il pas trop tard?je le crois! malgrés tout je continuerai a faire "ma part" jusqu'au bout.
colibrissime affection.
jacques
Cher Monsieur Rabhi,
Je pense que nous aurons du mal à faire mieux, car dans la majorité, les êtes humains qui peuplent cette planète sont en fait une race animale juste un peu surdouée par rapport au règne animal...
La seule différence c'est la CONSCIENCE, quand un être humain prend conscience de la terre, des hommes, des animaux, de la planète, du bien et du mal et qu'il fait de son mieux pour respecter ce qui l'entoure, alors on peut dire que c'est un homme...
Sinon,
il est fourmi dans son rôle de métro boulot dodo,
il est mouton dans son rôle de facebook,
il est méchant et sauvage, dans son rôle de je détruits tout,
il est pie (picsou) dans son rôle de je m'approprie tout
il est donc tout, sauf un être humain... alors que faire sinon se battre pour réveiller cette conscience...
C'est pourtant si simple...
Pierre,
Merci pour tes sages propos qui redonnent envie à tous ceux qui, comme moi, sont animés d'un sentiment d'impuissance, en particulier sur le plan politique. Il ne faudrait pas pour autant tout miser sur l'action individuelle, même relayée par des associations croisées. Alors, quid d'une solution au niveau de la préprésentativité de nos députés et gouvernants?
Colette Joyeux
je viens de découvrir par hasard. Et ce site, et la personne de Pierre Rabhi, et sa pensée que j'entrevois un tout petit peu et dans laquelle les honnêtes hommes se retrouvent, évidemment - merci à lui tout d'abord, malgrè ce que tant de lucidité nous fait voir d'effrayant ... et si nous n'avons pas les certitudes ou la naïveté pour reprendre le mot de Pierre Rabhi, la seule issue serait la tentation d'en finir au plus vite ! Espoir, tu nous tiens !
Enthousiasmé par ce que je viens de lire sur votre blog. Près à me lancer dans le combat comme un de vos commentateurs? Je n'ose le dire, conscient de mes nombreuses faiblesses. Je le veux pourtant avec la grâce de Dieu, de son humanité (je suis chrétien-catholique) et de son universalité. Pierre à vous lire je me sens ami de vous et je peux bénir Jonathan, le camarade qui m'a indiqué votre blog.
A une prochaine fois j'espère.
Paix à vous et à ceux qui vous aiment.
Antoine Cathelineau
Si j'osais, j'avouerais ma pensée, à savoir que ce concept d'amour lumineux qui sauvera le monde ne va pas sans celui du pardon. oui, vous savez : "Pardonnons à ceux qui nous ont offensés". Et oui, l'amour ne coule que si on pardonne. Pardonnons au capitaine du Titanic, pardonnons aux dictateurs, pardonnons à ceux qui affament et polluent le monde : consommateurs, industriels, politiques même combat !… Ainsi, tenons-nous soigneusement à distance de la haine, pardonnons, éduquons les coupables même, oui, là est LA solution ! J'aime l'amour mais le prendre en otage pour éviter le risque, prendre l'amour comme écran de fumée, je trouve ça un peu limité sur le plan de l'efficacité comme attitude. Cette attitude donne au mieux bonne conscience. Et pemet de regarder sombrer le navire en silence. "Ce sont eux les coupables, pas moi, j'ai le monopole de l'amour mais je les meprise"… non, l'amour va avec le pardon, donc aimer c aussi pardonner, se pardonner et s'autoriser à ainsi laisser la situation se poursuivre. Enfin, je n'oserais pas écrire cela tout de go mais, quand même, on est en droit parfois de voir aussi l'autre côté de la médaille, d'aller voir ce qui se cache derrière les bonnes intentions des fagots de l'amour. Alors, ceux qui résistent par la violence, ceux qui haïssent leurs bourreaux ceux-là finalement deviennent les coupables. Oui, on marche sur la tête c clair. On n'arrive pas à remettre l'humain à l'endroit car l'amour lui, ne marche que dans le bon sens ! Un arbre pousserait-il les racines à l'air ? Et les "coupables", ces "autres" sans nom, les méchants qui nous "dirigent", ceux qui pousent les manettes (c pas nous surtout !), ils aiment eux aussi ! Personne n'a le privilège de l'amour… Je n'écris pas aussi bien que mister Rabhi, c pourquoi je n'oserais pas écrire tout cela comme ça, c violent face à tout cet amour à répandre pour arrêter le Titanic, un appel à la magie en somme ! Mouai… certes, ça fonctionne mais n'arrête pas le massacre ! Moi aussi, j'ai aimé le film de master Hulot mais trop c trop : que se créée avant longtemps un "Tribunal International d'Ingérence Humanitaire (TIIH)" pour qu'enfin notre amour vole vers l'espérance !! Et non vers l'horreur annoncée ! Car ni la faim, ni la pollution ne sont désormais une fatalité !
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